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Peinture de Brueghel le Vieux : Jésus enseigne des foules. 16° siècle
Peinture de Brueghel le Vieux : Jésus enseigne des foules. 16° siècle

Peinture de Pieter Brueghel, dit le Vieux, 16° siècle.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 14, 25-33) - 23° dimanche ordinaire / 4.9.2016

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

Le peintre, Brueghel, a tenu à représenter la foule importante dont parle l’Évangile. Selon son habitude, il peint au premier plan des personnages inattentifs aux paroles fondamentales de Jésus : trois sont assis et discutent, indifférents à ce que signifie le témoignage de Jésus; un soldat, à moitié caché par un arbre, à gauche, évoque la suspicion et le climat de violence sourde qui enveloppe la marche sur la route de Jérusalem. Jésus, tout au fond au centre, vêtu d’une tunique brune, enseigne. Le peintre semble avoir gradué l’intérêt croissant de ses auditeur au fur et à mesure qu’ils se trouvent plus proche de Lui : sa peinture semble bien montrer le passage de l’indifférence ou de l’incompréhension à l’accueil du message et à l’adhésion au Christ.

Luc, en nous présentant l’enseignement de Jésus, semble multiplier comme à plaisir les mots indiquant la possession, le droit de propriété : « mon » père… « ma" femme… « mes" enfants .., "ma" vie.., mon… ma… mes… Et il rapporte la conclusion : « qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. ».

Ce qui est la nécessité pour entrer en humanité (père, mère, femme, enfants, frères, sœurs) ne peut faire entrer dans le Royaume des cieux. Mais encore, il s’agit de rompre avec toute prétention de possession des autres humains, avec toute prétention de droit sur les autres : cette perversion des rapports humains est au cœur du mal qui ronge l’humanité. Or Jésus est venu nous libérer de tout mal. C’est la sagesse de Dieu qui nous en libère par la croix du Christ (1 Co 1, 17-25).

Ce « lâcher prise » et cet affrontement au mal avec Jésus (la croix) sont nécessaires pour avoir part au Christ et au Royaume des cieux, pour marcher avec lui dès maintenant. Jésus en est le modèle et le premier à parvenir au terme de cette œuvre de Dieu : c’est à sa façon de le vivre que nous pouvons nous mettre à l’école efficacement. Car Jésus « de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'abaissa lui-même, prenant condition de serviteur, et devenant semblable aux hommes. » (Lettre aux Philippiens 2,6-7)

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Journées du Patrimoine, samedi 17 et dimanche 18 septembre 2016

A Mantes-la Jolie (Yvelines), je présenterai un vitrail du 13° siècle dans l’église Sainte Anne de Gassicourt, samedi 17 à 14 h et dimanche 18 à 15 h.

Ce vitrail a des particularités telles qu’il n’en existe actuellement pas de semblable en Europe.

Tag(s) : #Images bibliques

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