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Vitrail du Bon Samaritain, Chartres. 13° siècle.

30° Dimanche Ordinaire / 29 octobre 2017.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu     (Mt 22, 34-40)

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

*

Les auteurs du vitrail nous présentent Jésus assis sous une colonnade du Temple de Jérusalem. Il est reconnaissable à son auréole en forme de croix. En main gauche il tient un livre, sa main droite est levée avec autorité, les trois doigts dressés indiquent la puissance divine. Il regarde attentivement ses auditeurs, il enseigne et répond à leur question.

Face à lui, deux auditeurs, des pharisiens. Ils sont reconnaissables à leur coiffures, bonnet typique pour l’un, sorte de tiare pour l’autre. D’après l’évangile, ils ont demandé : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? ». Ces deux auditeurs sont dessinés comme se détournant du « maitre ». Au lieu de s’intéresser à l’enseignement de Jésus, ils sont en discussion entre eux. Les auteurs du vitrail soulignent ainsi l’hypocrisie de ces auditeurs. Leur but est de « mettre Jésus à l’épreuve » et épier ses paroles pour y trouver des faussetés et pouvoir l’accuser.

Or Jésus commence par répondre, tel un bon Juif, en rappelant la proclamation solennelle des commandements. Celle-ci commence par un appel et une confession de foi : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique » (Deutéronome 6,4). Puis Jésus cite : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit » (Deutéronome 6,5). Ses auditeurs connaissaient parfaitement ce texte. Puis il ajoute ce qui résume tous les autres commandements : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Pour montrer comment ces deux commandements sont semblable, l’Église cite « Tu n’exploiteras pas l’immigré,..car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte » (Exode 22,20, faisant appel à l’expérience humaine des hommes. En outre, elle souligne le lien de l’engagement de Dieu lui-même vis-à-vis du démuni : « Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. Ma colère s’enflammera,.. Car moi, je suis compatissant !» (Exode 22,21-23.26).

Cet échange entre Jésus et ses adversaires de son peuple est le dernier que cite l’évangile de Mathieu. C’est à ces deux commandements que conduit tout son enseignement. Après cela, Jésus n’engagera plus de débat. Il dénoncera les façons de vivre qui détournent du Royaume de Dieu, exprimera sa tristesse devant le refus de son peuple, incitera à veiller à pratiquer ces commandements quelles que soient les catastrophes qui surviendraient, jusqu’à son Retour. C’est alors seulement que seront dévoilés les fruits de cet amour vécu : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger.., tout ce que vous avez fait au plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mathieu 25, 35.40).
 

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