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Statue en bois polychrome, cathédrale d’Augsbourg, Allemagne, 12° siècle.

Marie, Mère de Dieu / 1.1.17.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc     (Lc 2, 16-21)

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

*

« Marie, mère de Dieu » tel est le titre souvent donné à ces statues de Marie assise comme sur un trône et tenant son enfant sur ses genoux face à nous. Ces statues en bois polychrome, apparues vers la fin du 11° siècle en Catalogne, se sont rapidement répandue dans l’Europe de l’Ouest au 12° siècle. Son modèle semble venir des premières représentation des mages prosternés devant « l’enfant sa mère » (Mathieu 2,11); c’est la toute première représentation de Marie dans l’art chrétien, tout comme la fête de l’Épiphanie est la première fête de la naissance de Jésus.

Sur cette statue, l’enflant et sa mère nous regardent : ces regards cherchent notre regard et invitent à s’attacher aux personnes vivantes représentées. C’est le but de ces sculptures : nous orienter vers une relation vivante au Christ et/ou à ses témoins représentés, comme on cherche le regard de ceux qu’on veut rencontrer. Les auteurs nous invitent à accueillir comment Dieu nous voit; ainsi le dit le Livre des Nombres : « Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nombres 6, 22…27).

L’enfant est assis sur les genoux de sa mère comme sur un trône royal. Il tient en mains les signes de son rayonnement : sa main droite, levée vers nous, avec les trois doigts dressés en signe de la puissance trinitaire; sa main gauche, tenant le rouleau-livre de la parole de Dieu.

Marie tient en main droite une boule rouge. Il est possible qu’il y ait une allusion au fruit mangé par Ève dans le jardin de l’Éden. Marie, la nouvelle Ève, ne mange pas le fruit de Dieu, mais elle offre le fruit que Dieu lui a donne de produire : son fils premier-né.

A cette filiation par Marie du Fils de Dieu, Paul fait écho et en développe les conséquences : « Lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme… pour que nous soyons adoptés comme fils. » (Lettre aux Galates 4, 4…7).

La liturgie de ce jour reprend les vœux du livre des Nombres par le Psaume 66 : « Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Psaume 66,2-3).

Tag(s) : #Images d'Évangile

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