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Tissage d’une dalmatique, musée byzantin d’Athènes. 16° siècle.

5° dimanche de Pâques/29 avril 2018

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous soyez pour moi des disciples. »     (Jean 15,1-8)

*

Selon une longue tradition orientale, ce symbole de la vigne a été illustré comme sur le tissage de cette dalmatique, vêtement liturgique des diacres. Au centre, Jésus y est associé au cep porteur de toute la vigne. De ses deux mains, il bénit et soutient ses disciples, comme l’écrit Jean dans la prière finale de la Cène : « Père… j’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole… Je leur ai donné les paroles que tu m’avais données… et ils ont cru que tu m’as envoyé. Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes » (Jean 17,6.8.11).

Ce Père à qui Jésus s’adresse est signifié par le dessin d’un ange couvert de six ailes, au-dessus de lui. Ces messagers de Dieu ont été particulièrement évoqués par Isaïe dans sa vision inaugurale : « Le Seigneur siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler. Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » (Isaïe 6,1-3). Les auteurs ont tenu à souligner ainsi la relation entre Jésus et son Père. En effet « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître » (Jean 1,18).

Les disciples sont associés aux sarments de la vigne branchés sur le cep : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron… Demeurez en moi, comme moi en vous… Je suis la vigne, et vous, les sarments ». Comme la sève monte du cep dans les sarments, les disciples sont alimentés par le même amour : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour » (Jean 15,9-10). C’est par ce crucifié méprisé, que la sève de l’amour passe du Père aux hommes. Ainsi le lien est fait avec le Psaume 117 : « La pierre qu’on rejeté les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » (Psaume 117,22).

Jésus, au moment de sa mort, avait commencé le Psaume 21 par ses premiers mots : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Psaume 21,1). Ce psaume, mis dans la liturgie de ce dimanche, trouve ici sa conclusion : « La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur… moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;on annoncera le Seigneur aux générations à venir.On proclamera sa justice au peuple qui va naître : Voilà son œuvre ! » (Psaume 21, 28.31-32)

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