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Jésus enseigne une foule, 19° siècle, bas-relief bois, église Ste Élisabeth, Paris

 

16° Dimanche Ordinaire, année B / 22 juillet 2018

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc     (Mc 6, 30-34)

 

En ce temps-là, après leur première mission, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. 

 

*

 

Jésus, sculpté au centre du panneau de bois, debout, les bras ouverts pour accueillir les gens. La foule venue le rejoindre l’entoure de tous côtés, attentive pour recueillir son enseignement. Au loin, tout au fond, la ville se dresse, séparée d’eux par des collines désertiques.

 

L’évangéliste Marc souligne la vigueur avec laquelle la foule cherche Jésus et ses disciples. Cette recherche est un point d’insistance de la bible. Cette recherche de Dieu revient souvent tout au long des Psaumes, comme : « C'est ton visage, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ton visage » (Psaume 26, 9). Jésus, après les Prophètes et les Psaumes, y insiste : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice » (Mathieu 6,33), condition nécessaire attendue du Seigneur qui certifie : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira » (Mathieu 7,7).

 

L’enseignement de Jésus - la pointe du texte ici - ne se réduit pas à un savoir. Sa relation à la foule n’est pas celle d’un instituteur à ses écoliers. Dès le début de la bible, la puissance de la parole divine est le point d’appui de la foi : « Que la lumière soit… » dit l’auteur de la Genèse (chapitre 1,) présentant le rayonnement de Dieu comme le cœur de sa relation à sa création. Beaucoup d’auteurs y insistent, comme Isaïe : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,.. ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » (Isaïe 55, 10-11).

 

En soulignant la compassion de Jésus pour ces gens « parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger », l’évangéliste laisse entendre que la relation qui se crée entre le Christ et les gens qui le cherchent n’est pas une relation entre un maitre et des écoliers. Jésus indique que c’est à une toute autre profondeur qu’il s’unit aux membres de cette foule. Comme l’annonce le prophète Jérémie, « Je ramènerai le reste de mes brebis, je susciterai pour elles des pasteurs » (Jérémie 23, 1…6), Jésus signifie la nouvelle relation : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main » (Jean 10,27).

 

La liturgie de ce dimanche propose le Psaume : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre. Il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi… J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours » Psaume 22 (1…6).

Tag(s) : #Images d'Évangile

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