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Communion des apôtres, manuscrit, S.Lazzaro dei Armeni, Venise. 14° siècle.

 

20° Dimanche Ordinaire, année B / 19 août 2018

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean     (Jn 6, 51-58)

 

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

*

 

L’auteur de cette décoration arménienne nous présente Jésus nourrissant ses disciples sous le signe de la célébration eucharistique, le signe par excellence de ce dynamisme de vie : « De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi ». Il préside comme le maitre de la vie spirituelle donnée par le Père.

 

Dans cette représentation, les douze apôtres forment un groupe compact en face du Christ. A sont geste de don, leurs mains ouvertes répondent et se tendent franchissent l’espace vers lui. Comme un passage est dessiné, ouvert par lui : les apôtres s’y engagent comme pour une naissance, les mains en avant pour recevoir ce signe de vie nouvelle : « Celui qui mange ce pain vivra éternellement ». Un apôtre, en bas à droite, tient un rouleau rouge, le livre de la parole de Jésus : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous ».

 

Curieusement, l’apôtre en bas, le plus à gauche, n’a pas d’auréole autour de la tête : il s’agit de Judas (cf.: Luc 22,19-21). Cette façon d’intercaler Judas entre Jésus et le reste des disciples laisse à penser l’intention des auteurs : il faudra que Jésus franchisse cette barrière du rejet mortel par le frère, tentation toujours vivante au cœur des hommes. Alors, traversant la mort, Jésus porte ce signe de l’eucharistie à sa pleine signification, la réelle relation de cœur avec le Père et ses fils. Ce signe indique le combat victorieux du Christ contre le « diviseur », le « séparateur » (sens du mot « diable ») qui s’oppose à ce lien avec le Père. Cette victoire du Christ est précisément la volonté du Seigneur que Paul rappelle dans sa lettre aux Éphésiens : « Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5, 17).

 

La liturgie de ce dimanche invite à s’y disposer : « Qui donc aime la vie et désire les jours où il verra le bonheur ? Garde ta langue du mal et tes lèvres des paroles perfides. Évite le mal, fais ce qui est bien, poursuis la paix, recherche-la » (Psaume 33,14-15).

Tag(s) : #Images d'Évangile

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