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Peinture de Bruegel fils, musée de Bruxelles. 17° siècle (1616).

Dimanche 22 avril 2018 / 4° dimanche de Pâques

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean     (Jn 10, 11-18)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

*

Brueghel, avec réalisme, ne laisse aucune illusion sur le rapport de lutte à mort entre le « bon pasteur » et l’ « adversaire » représenté par le loup. Il fait écho à la parole de Jésus, répétée cinq fois dans ce court passage : « Je donne ma vie pour mes brebis ». Alors que « les brebis ne comptent pas vraiment » pour « le berger mercenaire », toute autre est l’attitude du Christ avec celle de son Dieu et Père depuis toujours : « Moi, je ne t’oublierai pas. Car je t’ai gravée sur les paumes de mes mains… parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime » (Isaïe 43,4; 49,15-16)

Il souligne que ce combat dépasse les capacités de ses brebis qui s’enfuient à la venue de cet affrontement. Les évangiles soulignent cela en notant qu’à l’arrestation de Jésus par ses adversaires, « tous ses disciples l’abandonnèrent » (Mathieu 26,56) Comme il l’avait annoncé : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » (Mathieu 26,31-32). Les chemins de l'amour selon Dieu sont inattendus, voire scandaleux.

La violence de cet attaque est évoquée dans le Psaume 21 : « Des fauves nombreux me cernent, des taureaux m’encerclent…des lions qui déchirent » (Psaume 21,13-14 qui commence par : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » cité par Jésus au moment même de sa mort). Cette violence mortelle a été dénoncé auparavant par Jésus venu en homme « faisant le bien » (Actes des Apôtres 10,38). Jean cite de nombreuses altercations entre Jésus et ses adversaires : « Des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »… Même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » (Jean 10,31-33)

C’est après la crise de la Passion de Jésus et de l’abandon des disciples que le « bon pasteur » entraine véritablement ses disciples. Ainsi se dévoile le réel affrontement dans lequel est engagé de Christ de tout temps pour ouvrir aux hommes un vrai chemin de bonheur : ils « écouteront ma voix ». Ils leur faudra suivre ce chemin inattendu, voire scandaleux, de l’amour selon Dieu. Alors il leur communiquera l’Esprit qui l’a fait vivre sur cette terre : « Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille » (Isaïe 42,4-5)

Tag(s) : #Images d'Évangile

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